Autre
La Dame, ou le Tigre ?
Nouvelle traduction de The Lady, or the Tiger?
La nouvelle La Dame, ou le Tigre ?, publiée en 1882, est devenue un classique de la littérature américaine, célèbre pour sa fin qui continue, plus d'un siècle plus tard, de diviser ses lecteurs.
Dans un royaume semi-barbare, le roi juge ses sujets de manière singulière dans une arène pleine de spectateurs. Face à deux portes identiques, l'accusé choisit lui-même son destin en ouvrant la porte qu'il veut, sans savoir ce qui l'attend derrière.
Mais lorsque l'homme mis en cause se trouve être l'amant de la fille du souverain et que cette dernière détient le secret des deux portes, son sort ne relève plus du hasard impartial et incorruptible au cœur de la justice royale.
Reste à savoir ce que la princesse choisira de révéler à son amant.
À propos de l'auteur : Frank R. Stockton est un écrivain américain du XIXe siècle réputé pour son ton pince-sans-rire et son goût de l’ambiguïté. Son écriture joue sans cesse sur l'ambivalence des mots, qu'il cultive avec un plaisir malicieux dans la construction de ses récits. Cette nouvelle traduction se veut fidèle au texte original et à l'esprit de cette grande plume d'antan.
Dans un royaume semi-barbare, le roi juge ses sujets de manière singulière dans une arène pleine de spectateurs. Face à deux portes identiques, l'accusé choisit lui-même son destin en ouvrant la porte qu'il veut, sans savoir ce qui l'attend derrière.
Mais lorsque l'homme mis en cause se trouve être l'amant de la fille du souverain et que cette dernière détient le secret des deux portes, son sort ne relève plus du hasard impartial et incorruptible au cœur de la justice royale.
Reste à savoir ce que la princesse choisira de révéler à son amant.
À propos de l'auteur : Frank R. Stockton est un écrivain américain du XIXe siècle réputé pour son ton pince-sans-rire et son goût de l’ambiguïté. Son écriture joue sans cesse sur l'ambivalence des mots, qu'il cultive avec un plaisir malicieux dans la construction de ses récits. Cette nouvelle traduction se veut fidèle au texte original et à l'esprit de cette grande plume d'antan.
Lorsque tout le monde s’était rassemblé dans les gradins, et que le roi, entouré de sa cour, siégeait en hauteur sur son trône d’envergure souveraine d’un côté de l’amphithéâtre, il donnait un signal, une porte s’ouvrait au-dessous de lui, et le sujet accusé s’avançait dans l’arène. Juste en face de lui, à l’autre bout de l’espace clos, se trouvaient deux portes, parfaitement identiques et côte à côte. C’était le devoir et le privilège de l’individu mis à l’épreuve de marcher droit vers ces portes et d’en ouvrir une. Il pouvait ouvrir la porte qu’il souhaitait ; il n’était assujetti à aucune indication ou influence sinon celle du hasard impartial et incorruptible susmentionné. Derrière l’une des portes se trouvait un tigre affamé, le plus féroce et le plus cruel qu’on eût pu se procurer, et s’il ouvrait celle-là, l’animal bondissait aussitôt sur lui et le réduisait en charpie en guise de châtiment pour sa culpabilité. Au moment où le cas du criminel était ainsi tranché, on faisait résonner des cloches de fer au timbre lugubre, des plaintes déchirantes s’élevaient des pleureuses à gages postées sur le pourtour de l’arène, et les nombreux spectateurs, la tête basse et le cœur en berne, regagnaient leurs foyers d’un pas traînant, déplorant grandement qu’un être si jeune et plaisant, ou si vieux et respecté, eût pu mériter un sort si funeste.
- Rôle
- Traduction
- Éditeur
- Yarig Armor · L'Écho des Plumes d'Antan
- Parution
- 2026-07
- ISBN
- 979-1-09840-311-8
- Pages
- 13
- Formats
- Numérique