Marie Hélène Coulin
Traductrice / correctrice · Martigues · à distance · Allemand, Anglais
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2026
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À propos
Je traduis vos livres (fiction ou non fiction) depuis l'anglais ou l'allemand vers le français. Je corrige également vos tapuscrits. J'ai traduit deux livres de fictions depuis l'anglais canadien vers le français (disponibles en ligne), ainsi qu'un beau livre sur la Royal Oak d'Audemars Piguet depuis l'anglais américain (paru aux Éditions Assouline). J'ai également corrigé, et préparé le bon à tirer du livre sur la Submariner de Breitling (paru aux Éditions Wallpaper).
Ce que je fais
- Traduction de livres et essais
- Correction
Ce que je ne fais pas
- Ghostwriting
- Mise en page
Extraits
Chapitre 1 - L’invitation
« Un grand portrait représente toujours davantage le peintre que le modèle. » Samuel Butler
Si l’invitation avait été remise en mains propres, fait inhabituel pour un vernissage dans une galerie, ce n’était pas la seule chose étrange. L’enveloppe elle-même était de belle facture et l’adresse y était calligraphiée dans un style artistique. À l’intérieur, la carte portait le portrait abstrait d’un aristocrate élisabéthain, imprimé en couleur. Au bas de la toile, comme abandonné dans un jet de peinture noire que n’aurait pas renié Ralph Steadman, figurait un seul mot : Oxford. Le texte disait : « Exposition de portraits expressifs par Lady Alice, vicomtesse Bulbeck. » Tout cela était assez classique pour une invitation à une exposition, à l’exception peut-être de la mention « vicomtesse Bulbeck ». Cependant, au dos de la carte, une note manuscrite reprenant le même style calligraphique que l’enveloppe disait : « Cher M. Webb, je dois vous parler ! Alice ». J’étais intrigué, bien que n’ignorant pas le pétrin dans lequel je risquais de me fourrer en collaborant avec la noblesse.
Située dans le quartier Distillery District, la galerie The Viso est à seulement quelques pas de mes bureaux. Il m’arrive parfois d’y passer en rentrant chez moi, voire d’y acheter une œuvre, si j’en trouve une à mon goût.
Traduction du livre de Jerry Bader
Chapitre 1 – La poupée
Hôtel Genève, Mexico, 1941
Otto Dace entre dans le café du hall de l’hôtel Genève. Ses deux enfants, Heinz Victor, sept ans, et Florence Katrina, cinq ans, s’accrochent à lui. La petite fille est inquiète. Elle serre la main de son père aussi fort qu’elle peut. Le voyage depuis Zurich jusqu’à Mexico, en passant par Buenos Aires, a été long, effrayant et pénible. Les enfants rêvaient de rentrer chez eux en Suisse, mais ce n’était pas possible. Otto trouve des places dans le café. Il tente de réconforter les enfants en leur commandant des sodas à la glace : au caramel pour Heinz, et au chocolat pour Florence. Mais la glace ne peut rien pour apaiser Otto. Il n’est pas habitué à cette anxiété. La cause n’en est ni la guerre, ni le décès récent de sa femme, ni la fuite de son pays d’origine, officiellement neutre. Ce qui rend Otto Dace nerveux, c’est l’extraordinaire pierre précieuse rose cousue dans la doublure de son trench-coat, qu’il n’ose pas retirer, malgré la chaleur étouffante de l’été.
Le Nebel des Krieges lui a donné l’occasion de fuir l’Europe avec le bien le plus précieux du Conte. Seul le temps dira si ce vertrauensbruch restera impuni. Il se sentait coupable de sa trahison envers le Conte, mais la guerre avait tout changé. « Es ist jeder für sich », c’est chacun pour soi. Qui pouvait dire si le Conte survivrait au conflit ? Otto avait ses propres priorités et une obligation envers ses enfants. Il devait assurer leur avenir.
Traduction du livre de Jerry Bader
Chapitre 3. « LE PICASSO DES MONTRES »
Gérald Genta (1931-2011), qui refusait catégoriquement d’être considéré comme un créateur de montres, a un jour déclaré : « Je suis un artiste, un peintre. Je déteste devoir me plier aux contraintes du temps. Cela m’irrite ». Il demeure pourtant une figure majeure dans le domaine du design horloger. Pourquoi ? La réponse se trouve dans la maison de ville de style géorgien qui sert de bureau londonien à Évelyne Genta, qui conserve les archives de feu son mari, soit plus de 3400 dessins. Beaucoup, mais pas tous, représentent des montres dont la majorité n’a jamais été produite. Le « designer horloger » est un phénomène relativement récent, et qui plus est un métier exercé essentiellement en freelance. Tout en conservant son indépendance, le génie de Gérald Genta a consisté à transcender la nature du métier, alors plutôt « à la pièce », pour créer des modèles portant leur propre signature indélébile.
Dans les années 1950, Gérald Genta met ses compétences de bijoutier de formation au service de la création de montres pour l’horloger américain Hamilton & Co, Universal (avec la création de la Polerouter) et pour OMEGA, où il participe à la refonte de la ligne Constellation. Dès les années 1960, il travaille en étroite collaboration avec Audemars Piguet sur ses collections pour dames. Sa formation initiale est une base idéale pour développer une gamme de styles caractérisés par l’utilisation de textures peu communes et de formes inhabituelles, souvent dérivées du style Art déco. Ce faisant, il se lie d’amitié avec Georges Golay, avec qui il participe souvent à des réunions d’affaires pour discuter de commandes potentielles. En fait, les deux hommes portent une montre conçue par G. Genta, le modèle 5271 ultra-fin, le premier à être équipé du nouveau mouvement Calibre 2120.
Traduction sur livre de Bill Price
Parcours
2012-2026
Traductrice indépendante
Martigues / à distance
Je traduis différents types d'ouvrages, depuis l'allemand ou l'anglais, vers le français. Je corrige également des livres traduits par d'autres.
Formation
2012
Master Métiers de la Traduction
Université Aix-Marseille