La préparation de copie d’un roman se situe, en 2026, entre 1 200 et 2 400 € ; une correction orthotypographique du même manuscrit, plutôt entre 620 et 1 100 €. Ce ne sont pas deux tarifs du même métier : vous achetez deux prestations distinctes.
Ces fourchettes sont des ordres de grandeur du marché français, pas des statistiques d’Acteurs du Livre — la plateforme est en pré-ouverture. Elles servent à lire un devis et à poser les bonnes questions, pas à remplacer un chiffrage sur votre fichier.
L’essentiel
- Correction ortho d’un roman d’environ 520 000 signes : 620 à 1 100 €.
- Préparation de copie du même volume : 1 200 à 2 400 €.
- La prépa retravaille cohérence, répétitions, rythme ; la correction chasse fautes et typographie.
- Commander les deux dans le désordre coûte plus cher : la prépa d’abord, la correction ensuite.
- Un devis au feuillet de 1 500 signes n’est pas comparable à un devis à la page Word.
Qu’est-ce qu’une préparation de copie ?
La préparation de copie est un travail sur le texte avant qu’il ne soit figé pour l’impression. Le préparateur ou la préparatrice lit le manuscrit comme un objet à rendre publiable : plan, enchaînements, répétitions, tics de style, dialogues qui sonnent faux, personnages qui changent de prénom, ellipses qui cassent le rythme. Il annote, propose, parfois réécrit une phrase — toujours au service de l’auteur, pas à sa place.
Ce n’est ni une réécriture ghost, ni une lecture éditoriale de comité, ni une bêta-lecture. La bêta-lecture livre un avis de lecteur argumenté. La lecture éditoriale tranche sur le potentiel d’un texte. La préparation de copie, elle, entre dans le fichier et le prépare pour la suite de la chaîne.
Sur un roman de 300 pages, comptez souvent deux à quatre semaines de travail réel, selon l’état du manuscrit. Un texte déjà relu par un cercle exigeant coûte moins cher qu’un premier jet encore chaud. Le tarif 1 200 à 2 400 € reflète surtout ce delta, plus le délai.
Qu’est-ce qu’une correction orthotypographique ?
La correction orthotypographique porte sur l’orthographe, la grammaire, la conjugaison, la ponctuation et le code typographique français (espaces, capitales, nombres, dialogues). Elle peut signaler une incohérence factuelle évidente — une date, un prénom — mais elle n’a pas pour mission de réécrire ni de restructurer.
Sur 520 000 signes espaces comprises, le marché 2026 se situe en général entre 620 et 1 100 € pour une passe complète, épreuves comprises ou non selon le devis. L’écart vient de l’état du texte, du nombre de passes et de la relecture sur maquette. Un manuscrit déjà préparé se corrige plus vite, donc moins cher — souvent d’environ un tiers.
Aucune de ces prestations ne peut être produite par une IA générative sur Acteurs du Livre. Une passe automatique n’est pas une correction professionnelle. Voir la page Confiance.
Pourquoi les devis se recouvrent-ils ?
Parce que les intitulés mentent. On vend une « relecture complète », une « correction approfondie », un « coaching manuscrit ». Derrière, on trouve tantôt une chasse aux fautes, tantôt une prépa, tantôt un mélange non cadré. Le client compare des prix. Il compare en réalité des objets différents.
| Critère | Préparation de copie | Correction orthotypographique |
|---|---|---|
| Objet | Texte, rythme, cohérence, style | Langue, typographie, homogénéité de surface |
| Fourchette roman ~520 000 signes | 1 200 – 2 400 € | 620 – 1 100 € |
| Livrable type | Fichier annoté + notes de travail | Fichier corrigé, parfois épreuves PDF |
| Moment dans la chaîne | Avant la correction définitive | Texte stabilisé, avant ou juste après maquette |
| Ce que ce n’est pas | Une chasse aux fautes « plus chère » | Une réécriture du roman |
Si deux devis restent incomparables, c’est souvent que l’un vend une correction et l’autre une préparation. Relisez les intitulés. Puis exigez la liste des livrables par écrit.
Dans quel ordre faut-il commander ?
L’ordre utile est : texte que l’auteur assume, éventuellement bêta-lecture (180 à 450 € pour un roman), puis préparation de copie si le texte en a besoin, puis correction, puis maquette, puis épreuves, puis impression. Corriger un texte encore instable, c’est payer deux fois : chaque réécriture déplace les fautes.
« Confondre préparation et correction, c’est soit sous-payer un préparateur, soit acheter trop cher une simple chasse aux fautes. »
Faut-il toujours les deux ? Non. Un manuscrit déjà très propre, passé par plusieurs lecteurs exigeants, peut aller directement en correction. Un premier roman encore lâche gagne presque toujours à une prépa — ou, à défaut, à une bêta-lecture franche avant d’investir 1 200 €.
Le budget fabrication d’un roman autoédité de 300 pages se situe souvent entre 3 400 et 5 800 € hors diffusion : la distinction prépa / correction pèse lourd dans ce total. Détail poste par poste dans l’article Combien coûte la fabrication d’un roman en autoédition ?.
Comment comparer deux devis sans se tromper d’objet ?
Ramenez-les à la même unité et à la même liste. Un devis « moins cher » qui oublie la seconde passe n’est pas moins cher.
- Volume : signes espaces comprises, ou feuillets de 1 500 signes — et la méthode de comptage.
- Nombre de passes, relecture sur épreuves incluse ou non.
- Périmètre : ortho seule, typo, cohérence de base, suggestions de style.
- Fichier rendu : Word suivi des modifications, PDF annoté, notes séparées.
- Délai et créneau : un « pour vendredi » se paie.
Les prestataires de l’annuaire précisent en principe l’unité. Vous pouvez aussi commander une prestation à prix affiché lorsque le format est packagé. Sur acteursdulivre.fr, pas d’abonnement : la première mission du prestataire est offerte, puis 8 % lui sont facturés ; le règlement de la mission se fait hors plateforme. Voir comment ça marche et les tarifs.
Que faut-il livrer au préparateur ou au correcteur ?
Un fichier unique, version finale que vous assumez, pas un dossier de variantes. Indiquez le genre, le public, les choix déjà tranchés (tutoiement, temps verbal, orthographe rectifiée ou non). Signalez les citations, les langues étrangères, les noms propres inventés. Plus le brief est clair, moins le prestataire protège sa marge contre les allers-retours.
Pour une prépa, précisez ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas. Un préparateur n’est pas là pour « améliorer le style » dans l’absolu : il est là pour rendre ce livre plus lisible, dans vos contraintes. Pour une correction, figez le code : dialogues à la française, capitales d’usage, abréviations.
La création de compte est gratuite. Le suivi à jalons d’Acteurs du Livre sert à figer ce périmètre avant le règlement hors site.
Questions fréquentes
La préparation de copie remplace-t-elle la correction ?
Non. Une prépa réduit le nombre de fautes, mais ce n’est pas son objet. Après une prépa, une passe orthotypographique reste le standard avant maquette et impression.
Peut-on demander les deux au même prestataire ?
Oui, si la personne exerce vraiment les deux métiers — et si les deux lignes apparaissent au devis, avec deux tarifs. Un forfait unique rend le contrôle impossible.
Combien de temps prévoir entre prépa et correction ?
Le temps que l’auteur arbitrage les propositions. Comptez au minimum une à deux semaines. Envoyer le fichier en correction le lendemain de la prépa, c’est geler des choix que vous n’avez pas lus.
Un correcteur peut-il « faire un peu de prépa » dans la marge ?
Il peut signaler. Il ne peut pas, au tarif d’une correction, restructurer un roman. Si le besoin apparaît en cours de mission, on reclasse le devis — on ne bricole pas.
L’IA générative peut-elle faire le tri ?
Pas sur Acteurs du Livre, et pas comme substitut. Un outil de chasse aux coquilles n’est ni une prépa ni une correction. Les manuscrits ne servent pas à entraîner un modèle. Page Confiance.
Pour aller plus loin
Pour chiffrer une mission, parcourez les prestations et les fiches correction, bêta-lecture, lecture éditoriale. Le journal détaille aussi le budget de fabrication d’un roman. Questions pratiques : le centre d’aide.